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Qu’on fasse ses premiers pas dans la vie professionnelle ou bien que l'on soit dans une carrière avancée, l’anxiété peut toujours nous gagner. Dans certains cas, elle devient même chronique et peut s’avérer dangereuse. Alors comment se traduit ce stress ? Comment y faire face et tenter de le prévenir ? Panorama d’un phénomène complexe et qui peut toucher n’importe qui.

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Lorsqu’elle a trouvé un emploi après ses études, Marie était comme sur un nuage. Il s’agissait du job qu’elle convoitait, avec à peu près toutes les responsabilités qu’elle voulait assumer. Seul couac : le contrat d’embauche. Un CDD pour un remplacement de dernière minute et peu à peu une précarité contractuelle qui s’installe avec des renouvellements de contrats très souvent.

Au début, Marie n’y prête pas tellement attention, elle fait ses armes et découvre avec une certaine jubilation le monde de l’entreprise ainsi que des missions qui lui plaisent. Mais au bout d’un temps, la fatigue commence à l’atteindre. Fatigue nerveuse de changer tout le temps de poste dans la boîte, de n’être pas identifiable par les autres salariés, d’avoir sans cesse la crainte d’un contrat qui n’est pas renouvelé ou encore de n’avoir pas la reconnaissance légitime par rapport au travail fourni.

"Ce n'était plus possible"

Picto

Comme de nombreux actifs, Marie rencontre alors un stress intense, qui, dans son cas, ira jusqu’au phénomène du burn-out : un effondrement moral total qui la placera en arrêt maladie pendant un moment et qui l’a profondément marquée. “J’avais perdu beaucoup de poids. Dès que je croisais des gens à mon bureau, je pleurais. Ce n’était plus possible”, dit-elle aujourd’hui avec un certain recul.

Burn-out

Selon l’Institut de veille sanitaire, pas moins de 480.000 personnes en France seraient en détresse psychologique au travail et ce cas extrême, le burn-out, en concernerait environ 7% d’entre eux, soit 30.000 personnes par an. Le cas de Marie n’est donc pas isolé et ne surprend pas la psychologue du travail Catherine Vasey qui travaille sur le phénomène du burn-out depuis plus de vingt ans et a notamment publié le livre Comment rester vivant au travail: Guide pour sortir du burn out aux éditions Dunod. “À la fin des années 1990, nous n’en parlions pas du tout. On confondait allègrement burn-out et dépression, ce qui n’est pas pareil. Même s’il reste des choses à améliorer, il y a une meilleure prise en compte aujourd’hui”, estime-t-elle.

Alors, comment gérer ce stress qui s’installe quand la situation au travail n’est pas évidente, qu’il s’agisse d’une mission qui ne nous plaît pas ou d’une ambiance plus générale où le système de l’employeur peut aller jusqu’à nous faire du mal ? Selon Marie, il faut être conscient que ce dernier ne prend a priori pas tellement en compte le bien-être du salarié qui doit lui-même s’armer de patience et d’une connaissance du droit du travail pour faire face à ce qui n’irait pas.

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Identifier les facteurs de risques

De fait, davantage conscient de ses droits et de ses devoirs, le salarié s’étonne moins d’une situation qu’il a pu mieux anticiper, voire éventuellement prévenir, allant dans certains cas jusqu’à la rupture conventionnelle sur son initiative. “Ce qui est important, c’est d’identifier les facteurs de risque”, insiste Catherine Vasey qui ajoute : “C’est tout un ensemble à prendre en compte, non seulement les conditions de travail en eux-mêmes, mais aussi le fait que dans nos sociétés occidentales il y a un système basé sur la compétitivité, avec un rythme très soutenu, une suractivité et sédentarité. En réponse à tout cela, il est important de faire du sport, de s’aérer, de privilégier une promenade en forêt plutôt que de passer par exemple encore plus de temps sur un écran quand on rentre chez soi…”.

Ne pas sous-estimer aussi le rôle du médecin du travail assure de son côté Marie qui “demeure, certes, au service de l’employeur, mais dont le code de déontologie lui permet d’alerter l’employé aux premiers signes inquiétants”. Catherine Vasey évoque aussi l’importance d’un accompagnement global, avec une médecine externe qui laisse le temps de réparer la blessure d’un phénomène de stress intense au travail. Selon elle, il est souvent nécessaire d’être davantage acteur de son bien-être, ne pas forcément attendre que celui-ci vienne de l’employeur ou de son cadre de travail, ni surtout croire que cette souffrance est irrémédiable dans la plupart des cas.

Article publié le 17-01-2022

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